Le Temps retrouvé vous souhaite une excellente année 2016 – Le Temps Retrouvé
Le Temps retrouvé vous souhaite une excellente année 2016
On 7 janvier 2016 | 0 Comments

Le Temps retrouvé vous souhaite une excellente année 2016. 2015 aura été pour La librairie Française une année formidable de construction, d’apprentissage mais surtout de belles rencontres. Merci de votre fidélité. Nous allons faire en 2016 tout  notre possible pour vous rendre de meilleurs services. N’hésitez pas à nous faire part de vos idées, critiques et suggestions, nous avons encore beaucoup à apprendre !

LE MOT DU LIBRAIRE

Le Magazine Lire, comme chaque année, vient de décerner ses prix pour une vingtaine de catégories. Sans grande surprise le meilleur livre de l’année, toutes catégories confondues, a été décerné à « 2084 : la fin d’un monde » de Boualem Sansal. Nous en avons déjà parlé dans nos précédentes lettres. Lire publie un entretien avec Boualem Sansal au contenu assez déprimant qui confirme sa vison pessimiste de l’avenir. Le monde atroce qu’il décrit dans son livre serait comme « un bateau qui est en construction, depuis fort longtemps ».

Dans la catégorie Roman Français, Lire a choisi « Vernon Subutex » de Virginie Despentes. Nous en avons déjà parlé et même si le deuxième tome est un peu décevant nous attendons avec impatience le troisième tome à paraître au début de cette année.

Le choix du Temps Retrouvé comme meilleur livre de l’année est le réjouissant et irrévérencieux « La septième fonction du langage » de Laurent Binet. Qui aime bien châtie bien et c’est bien de l’amour de la littérature et de la langue française dont il s’agit, sans amertume ni détestation là ou d’autres n’ont voulu voir qu’une attaque en règle et gratuite de nos intellectuels. Une merveille d’érudition et d’invention.

Dans la catégorie Révélation française nous partageons le choix de Lire pour le livre de François-Henri Désérable « Evariste ».  Beaucoup d’entre vous ont aimé cette vie romancée du « Rimbaud des mathématiques », mort en duel à vingt ans par amour. François-Henri Désérable a choisi de parler des moments importants de la courte vie d’Evariste Galois. Il y a du Paul Morand dans ce récit rapide et enlevé, séduisant et fascinant.

Dans la catégorie Autobiographie, Lire a choisi un livre que nous vous avons également recommandé « Et tu n’es pas revenu », de Marceline Loridan-Ivens écrit avec l’aide de Judith Perrignon (voir notre commentaire un peu plus loin de son passionnant livre sur les funérailles de Victor Hugo).  Bouleversante lettre posthume à son père déporté avec elle, d’abord dans les camps français puis tous deux séparés entre Auschwitz et Schloïme.

Enfin en Philosophie, Lire a choisi « Cosmos », le premier tome de l’ambitieuse trilogie  de Michel Onfray. Brillant, éclectique, inattendu, Michel Onfray brosse un portrait peu flatteur de l’homme. Un essai prenant sur l’homme tel qu’il est, nu et fragile.

Le coup de cœur en philosophie du Temps Retrouvé est pour « L’Âge des Lettres » d’Antoine Compagnon. Bien différent de « Cosmos », Antoine Compagnon parle de sa longue amitié pour Roland Barthes. Avec humilité et simplicité (« j’étais encore trop jeune pour écrire des livres tout simples »)  Antoine Compagnon nous montre un Barthes intime, inquiet, fragile même, celui aussi du manuscrit de son dernier cours sur les mécanismes de préparation du roman. Indispensable pour les amis du grand homme dont la voix au « beau timbre nasal, grave, chaleureux, envoutant » selon Antoine Compagnon, résonnera longtemps dans nos mémoires. Ecoutez les enregistrements de l’INA. Vous entendrez Roland Barthes parler de son essai « le plaisir du texte », simple, clair, évident (cliquer sur ce lien pour une écoute gratuite  http://www.ina.fr/video/CPF10005880 ).

NOUVEAUTES

« Victor Hugo vient de mourir » de Judith Perrignon, l’Iconoclaste

« Judith Perrignon fait mieux que raconter, elle s’engage » Jérôme Garcin, L’Obs.

Difficile d’imaginer en 2016, même s’il est encore lu, connu et admiré dans le monde entier, la place et la renommée de Victor Hugo au XIXème siècle. Ses funérailles, funérailles nationales, comme aucun autre poète (avec peut-être d’Annunzio en Italie) n’a été porté en terre ou plutôt hors de terre. Pour lui, le Panthéon est repris au clergé au grand dam de la droite bien pensante (lire la description du déboulonnage de la grande croix du toit du Panthéon, au petit matin la veille des funérailles). Victor Hugo célébré, Victor Hugo inhumé mais aussi récupéré par tous. Judith Perrignon nous fait revivre heure par heure, quartier par quartier, pénétrant, aux cotés de la police, dans tous les milieux, ces quelques jours extraordinaires qui ont bouleversé Paris et la France. Un livre étonnant !

« Souris et tais-toi » petit lexique de l’autocensure », de Plantu, Seuil.

Un lexique illustré, rebelle à l’ordre alphabétique, sur la censure, les dessinateurs, les banlieues, les politiques, le pape etc. puis ses dessins parus en 2015 réunis en six thèmes, La montée du djihadisme, international, médias sport et culture, les tragédies de janvier, la Grèce en crises et la politique française. Irrévérencieux à souhait, souvent drôle, féroce, indispensable Voltaire du trait.

Bandes dessinées

La Jeunesse de Blueberry Tome 21, Dargaud

Un nouveau Blueberry par le dessinateur Michel Blanc-Dumont et le scénariste François Corteggiani. Vingt-et-unième album de La Jeunesse de Blueberry : une nouvelle aventure qui se déroule durant la guerre de Sécession.Alors que Blueberry est transféré dans un pénitencier sudiste, le train qui le transporte est pris dans une embuscade. Notre héros parvient à s’échapper et trouve refuge dans un village hors du temps et de la guerre. Malheureusement, le feu et les larmes ne sont jamais bien loin, et la guerre de Sécession va bientôt rattraper ce hameau tranquille.

Enfants

Astérix, les bagarres en pop-Up, Chêne

Astérix comme vous ne l’avez jamais vu !
 
Au village des Irréductibles, la bagarre est érigée au rang de véritable sport national ! Entre Gaulois, face aux Romains ou encore à l’assaut des fameux pirates, toutes les raisons sont bonnes pour décocher des « PIF ! » et renvoyer des « PAF ! ».
 
Dans cette interprétation en volume des scènes mythiques de leurs aventures, retrouvez vos héros préférés jaillissant à chaque page de ce pop-up exceptionnel ! (note de l’éditeur).
 

LES SOIREES LITTERAIRES

Vendredi 29 janvier 2016

Nous recevrons Félicie Dubois pour son livre “Une histoire de Jane Bowles”. Paul est le plus célèbre du couple Bowles. Connu pour ses romans dont “Un thé au Sahara”, d’abord compositeur, puis écrivain, traducteur, adaptateur, mondain, Paul Bowles est un travailleur infatigable. Jane est beaucoup plus fragile, rongée par le doute mais d’une énergie et d’une fantaisie sans limite. 

Félicie Dubois, auteure de plusieurs romans, essais et livres dont un consacré à Tennessee Williams, nous fait découvrir une femme, un couple, hors du commun. Jane Bowles est l’auteur d’un livre “Two serious ladies” (“Deux femmes sérieuses”), de plusieurs nouvelles et d’une pièce de théatre. Considérée par Tennessee Williams comme un des plus grands auteurs américains, Jane Bowles, comme Oscar Wilde, aura mis son génie dans sa vie, magnifiquement romancée et contée par ces “Deux femmes sérieuses”.

Vendredi 18 mars 2016

Beaucoup d’entre vous on déjà lu le magnifique livre de Pierre-jean Brassac, “le Royaume qui portait l’eau à la mer”. Comment les douze provinces sont-elles parvenus à former une nation qui a vu naitre la démocratie tout en préservant sa monarchie? Comment marier un capitalisme intransigeant avec tolérance et provocation ? Pierre-jean Brassac décrit avec acuité et intelligence une société calviniste austère qui a pourtant donné naissance a une société privilégiant bien-être et plaisir.

Nous sommes très heureux d’accueillir Pierre-Jean Brassac qui viendra donc nous parler de son amour et de sa vision des Pays-Bas mais aussi de bien d’autres sujets qui lui tiennent à cœur. Auteur d’un nombre impressionnant de livres sur les régions de France, d’ouvrages de fiction, Pierre-Jean Brassac a également récemment publié un livre en format bilingue français-néerlandais: « Il n’est d’eau que la mer » (Er is geen water dan de zee)  qui est un Florilège de poésie zélandaise.