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ISBN: 9782081413146
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Quand sort la recluse

de : Fred Vargas

21.00 

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Rencontre avec l'auteur
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    1957

    Nom de naissanceFrédérique Audoin-Rouzeau
    Naissance(59 ans) Paris (France)
    Distinctions
    Duncan Lawrie International Dagger (2006) Prix des libraires Prix du scénario (Festival d'Angoulême) Trophées 813 Prix Mystère de la critique 2000 Prix Landerneau 2015

    L'Homme à l'envers (1999)Œuvres principales

    • Pars vite et reviens tard (2001)
    • Temps glaciaires (2015)
    Fred Vargas, nom de plume de Frédérique Audoin-Rouzeau, née le à Paris, est une écrivaine et une archéozoologue médiéviste française. Elle est connue pour ses romans policiers qui mettent en scène, pour la plupart, le commissaire Adamsberg. Ses livres ont eu beaucoup de succès et ont été adaptés au cinéma et à la télévision.

    Années de formation

    Fred Vargas est la fille de l'écrivain Philippe Audoin et d'une ingénieure chimiste. Son frère est l'historien Stéphane Audoin-Rouzeau et sa sœur jumelle l'artiste peintre Jo Vargas.Elle fait ses études secondaires au lycée Molière à Paris et est titulaire d'un doctorat en histoire sur la peste au Moyen Âge.Elle travaille un temps comme chercheuse au CNRS. Elle est spécialiste d'archéozoologie. Elle travaille également sur des chantiers de fouilles archéologiques, notamment rue de Lutèce (face au Palais de Justice) à Paris et au monastère de La Charité-sur-Loire.

    Carrière littéraire

    Fred Vargas écrit son premier roman policier, Les Jeux de l'amour et de la mort, au milieu des années 1980 en parallèle à son travail sur un chantier archéologique dans la Nièvre. Cela lui permet de gagner le prix du premier roman du festival de Cognac et de publier ce roman dans la collection Le Masque. Elle choisit le pseudonyme Fred Vargas, à partir de celui de sa sœur jumelle Joëlle, peintre contemporaine connue sous le nom de Jo Vargas, hommage à Maria Vargas, personnage joué par l'actrice Ava Gardner dans le film La Comtesse aux pieds nus.Depuis, elle publie à un rythme soutenu une quinzaine de romans, des nouvelles et deux bandes dessinées en collaboration avec Edmond Baudoin.Elle fait de son frère Stéphane Audoin-Rouzeau le personnage d'un de ses romans.Depuis que le Figaro publie la liste des dix romanciers ayant le plus vendu (toutes éditions confondues) sur une année, Fred Vargas fait régulièrement partie du classement.

    Engagement

    À partir de 2004, Fred Vargas s'engage très activement dans la campagne qui réunit nombre de politiciens et d'intellectuels de gauche et d'extrême gauche françaises protestant contre l'extradition de l'ancien activiste italien d'extrême gauche Cesare Battisti condamné pour quatre meurtres dans la péninsule. Elle enquête pendant sept ans sur ce cas3.

    Œuvre

    La principale série de Fred Vargas est celle du commissaire Jean-Baptiste Adamsberg. Vargas a aussi publié, avant les années 2000, plusieurs romans sans ce personnage. Elle a écrit quelques textes non narratifs et a collaboré plusieurs fois avec le dessinateur Edmond Baudoin, pour des bandes dessinées et des recueils de nouvelles illustrés.Parmi les caractéristiques du style de Vargas, on trouve une attention importante portée aux personnages et intrigues secondaires et aux dialogues, ainsi qu'une forte présence des légendes et de l'Histoire8. Ses romans font aussi la part belle à l'humour et la poésie.
    Livres deFred Vargas
    Aperçu général

    «- Trois morts, c’est exact, dit Danglard. Mais cela regarde les médecins, les épidémiologistes, les zoologues. Nous, en aucun cas. Ce n’est pas de notre compétence.

    – Ce qu’il serait bon de vérifier, dit Adamsberg. J’ai donc rendez-vous demain au Muséum d’Histoire naturelle.
    – Je ne veux pas y croire, je ne veux pas y croire. Revenez-nous, commissaire. Bon sang mais
    dans quelles brumes avez-vous perdu la vue?
    – Je vois très bien dans les brumes, dit Adamsberg un peu sèchement, en posant ses deux mains à plat sur la table. Je vais donc être net. Je crois que ces trois hommes ont été assassinés.
    – Assassinés, répéta le commandant Danglard. Par l’araignée recluse?» (Note de l’éditeur)

     

     

    Détails

    ISBN: 9782081413146
    Éditeur: Flammarion
    Date de publication: 06-05-2017
    Nombre de pages: 480

    Press reviews:

    Il existe quarante-cinq mille espèces d'araignées dans le monde. Celle qui nous intéresse s'appelle la « recluse ». Comme son nom l'indique, elle ne quitte guère le fond de son nid, où elle aime se terrer. Pour la faire sortir de son trou, il faut le vouloir. Et il faut vraiment l'asticoter pour qu'elle morde. Et encore, elle n'injecte pas toujours son venin. Sa première morsure est blanche, c'est juste un avertissement. Bref, la recluse n'est pas la veuve noire. Alors quand deux vieux meurent à quelques mois de distance du côté de Nîmes, les neurones du commissaire Adamsberg entrent en fusion. Direction le Muséum national d'histoire naturelle, où le spécialiste des recluses lui dispense un cours en accéléré. L'homme est imbuvable, mais son savoir, précieux. Pour lui, il est impossible de mourir aujourd'hui d'une morsure de « Loxosceles rufescens ». Ses calculs sont formels : pour injecter une dose de poison suffisant à tuer, il faudrait que vingt-deux bestioles, très énervées, acceptent de décharger en même temps leur venin sur leur proie. Absurde. Le ponte fait son cours à Adamsberg ainsi qu'à une caustique vieille dame, Irène Royer-Ramier, qui s'intéresse aux recluses. Le commissaire l'a rencontrée par hasard dans la salle d'attente. Par hasard ? La ficelle est un peu grosse et on se doute qu'Irène a tissé une toile dans laquelle Adamsberg va s'empêtrer. C'est un peu dommage parce qu'on est seulement à la page 82 et qu'un fort soupçon se porte dès ce moment sur Irène, au demeurant personnage attachant. Les « proto-pensées » du policier L'enquête vire aux « Dix Petits Nègres » quand d'autres morts sont signalées. Opiniâtre et inspiré, Adamsberg réussit à établir un lien entre les victimes. Il espère ainsi éviter d'autres meurtres, mais, en dépit du dispositif mis en place, il n'y parvient pas. L'assassin à la recluse, tel Monte-Cristo, parvient au terme de sa vengeance. Fred Vargas aime les figures libres. Ici, elle accumule triple salto et double axel pour ne pas partir dans le décor. On admire l'artiste, même si on ne croit pas une seconde à son intrigue surdéterminée. L'intérêt, comme toujours, est ailleurs. Il réside dans les bulles d'air qui s'emparent du cerveau tourmenté d'Adamsberg, ces « proto-pensées » qui lui permettent de voir ce que les autres ne voient pas. On imagine que Fred Vargas fonctionne comme ça, par « proto-pensées ». C'est parfois délirant, mais ça nous va. (Source Les Echos, 9 mai 2017)