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ISBN: 9782246815891

La petite fille sur la banquise

de : Adelaïde Bon

18.50 

Quantité
Rencontre avec l'auteur
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1981
Adélaïde Bon est comédienne. Elle est née en 1981. Elle a été victime d'un viol à l'age de neuf ans, en 1990. 25 ans après les faits, son violeur a été arrêté puis condamné à 18 ans de prison ferme. Au printemps 2016, au Palais de justice de Paris, au côté de 18 autres femmes, elle affronte le violeur en série qui a détruit sa vie. Avec une distance, une maturité et une finesse d’écriture saisissantes, Adélaïde Bon retrace un parcours terrifiant dans son premier livre, "La petite fille sur la banquise", publié par Grasset en 2018.
Livres deAdelaïde Bon
À propos de ce livre
Aperçu général

Témoignage bouleversant et digne aussi, lors de la Grande Librairie de François Busnel, de cette toute jeune romancière, comédienne, qui, violée à l’âge de neuf ans fait le récit avec une grande dignité de ce qu’à été sa vie depuis ce jour en  1990 dans son livre La petite fille sur la banquise.

Souffrance enfouie, souvenirs chassés, sensations refoulées, incompréhension et incompétence, le calvaire et la rédemption par l’écriture. La dureté du réel et la force de la narratrice, force qu’elle trouve pour confronter le monstre retrouvé coupable d’un nombre inouï d’agressions et de viols. Un livre terrible, touchant aussi, un livre important, qui aide à comprendre le monde parfois si hermétique de l’enfance. Un livre fort qui nous fait nous révolter, face à ces petites vies fragiles massacrées, contre l’incurie, l’incompétence et l’indifférence. (La Lettre du Temps Retrouvé, avril 2018)

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Quand ses parents la trouvent en pleurs, mutique, Adélaïde ignore ce qui lui est arrivé. Ils l’emmènent au commissariat. Elle grandit sans rien laisser paraître, adolescente puis jeune femme enjouée. Des années de souffrance, de solitude, de combat.
Vingt ans après, elle reçoit un appel de la brigade des mineurs. Une enquêtrice a rouvert l’affaire dite de l’électricien, classée, et l’ADN désigne un cambrioleur bien connu des services de police. On lui attribue 72 victimes mineures de 1983 à 2003, plus les centaines de petites filles qui n’ont pas pu déposer plainte. Au printemps 2016, au Palais de justice de Paris, au côté de 18 autres femmes, Adélaïde affronte le violeur en série qui a détruit sa vie.

Avec une distance, une maturité et une finesse d’écriture saisissantes, Adélaïde Bon retrace un parcours terrifiant, et pourtant trop commun. Une lecture cruciale. (Note de l’éditeur)

Détails

ISBN: 9782246815891
Éditeur: Grasset
Date de publication: 14 mars 2018
Nombre de pages: 252

Press reviews:

François Morel, Dany Laferrière, David Foekinos… Dans un moment rare de télévision, tous sont happés par le récit bouleversant de cette jeune romancière, violée à l’âge de neuf ans. Et qui publie chez Grasset, La petite fille sur la banquise. Est-ce que les mots réparent? Est-ce que leur force transperce tous les abcès, cicatrise toutes les douleurs? Sans doute. Mais faut-il encore employer les bons. Ceux dont le sens ne peut trahir ce que l’on est ou ce que l’on a vécu. C’est la problématique ambitieuse qui traverse ce jeudi soir La Grande Librairie à partir de 20h50 (émission exceptionnellement enregistrée ce mercredi 21 mars en raison du mouvement de grève). Victime d’un viol à l’âge de neuf ans, Adélaïde Bon a su les trouver dans un récit poignant et magnifique, La petite fille sur la banquise, qui vient tout juste de paraître chez Grasset et que la jeune femme présente sur le plateau de France 5. Il a fallu près de vingt ans pour utiliser ce mot «viol», comprendre qu’il n’avait rien à voir avec des expressions comme «attouchements sexuels», «agression», «abus». Un viol est un viol. Un traumatisme à développement hélas si durable. Comme plus de 90 % des victimes, la romancière, car c’en est une, a souffert d’amnésie post-traumatique mais le mal était fait. Il était là, dans le ventre d’une vie. Dans l’esprit d’une fillette si joyeuse qui n’a plus jamais été la même après cet événement si difficile à décrire avec des mots, qu’ils s’agissent de ceux des policiers ou de ceux de ses proches. Mal nommer les choses, c’est souvent ajouter du malheur au monde, dirait-on pour paraphraser Albert Camus.