img-book
ISBN: 9782757813713

Jour de souffrance

de : Catherine Millet

8.07 

Quantité
Rencontre avec l'auteur
avatar-author
    1948
    Née en 1948, Catherine Millet entre dans la vie active à l’âge de 18 ans. Elle est la fille de Louis Millet, un moniteur d'auto-école. Catherine Millet partage la vie de Daniel Templon qui ouvre une galerie d’art contemporain ; elle-même entre en 1968, comme critique d’art aux Lettres françaises, hebdomadaire culturel dirigé par Louis Aragon. Elle publie dès lors dans de nombreuses revues d’art en France et à l’étranger, telles que OpusConnaissance des arts ou Flash Art, et participe à la création de la revue l’Art vivant, éditée par la galerie Maeght. Elle s’attache simultanément à promouvoir les artistes contemporains français (notamment le groupe Support-Surface) et à mieux faire connaître en France les avant-gardes étrangères, art minimal et art conceptuel, puis publie en 1972 un recueil d’articles : Textes sur l'art conceptuel. En 1972, avec Daniel Templon et le collectionneur Hubert Goldet, elle fonde la revue Art Press dont elle est toujours directrice de la rédaction, aux côtés de Jean-Pierre de Kerraoul, directeur-gérant. Elle confie la maquette du journal et le logo du titre au designer Roger Tallon. Proche à sa création du mouvement « Tel Quel », la revue reste fidèle à la pensée des écrivains et des théoriciens qui y ont participé (Philippe Sollers, Roland Barthes, Jacques Lacan...). En 1992, la revue, financièrement indépendante, est devenue bilingue (français-anglais) afin d’accroître sa diffusion internationale. À partir de 1981, Catherine Millet partage la vie de l’écrivain Jacques Henric qu’elle épouse dix ans plus tard. Catherine Millet a été nommée commissaire d'expositions et de salons  d'art contemporains majeurs comme la Biennale de Venise ou de Sao Paolo. En 1987, Catherine Millet, déjà auteure d’une monographie sur Yves Klein (1982, puis 2008), publie un panorama, L'art contemporain en France, qui depuis, a fait l’objet de plusieurs rééditions mises à jour (1994, puis 2005) et de traductions. Dix ans plus tard, L'art contemporain est un ouvrage plus généraliste qui a également été actualisé, réédité et traduit (édition augmentée en 2006 sous le titre L'art contemporain : histoire et géographie). En 2001, elle aborde une activité plus littéraire avec un récit autobiographique, La Vie sexuelle de Catherine M., obtient le Prix Sade 2001 et rencontre un succès mondial au travers de quarante-sept traductions et plus de deux millions et demi de lecteurs. Riquet à la houppe, Millet à la loupe (2003) est également un court récit autobiographique en même temps qu’un hommage à Charles Perrault, à l’occasion du tricentenaire de la mort de cet auteur. Dalí et moi (2005) est un essai critique (traduit en anglais, en allemand et en russe) sur les écrits du peintre. Jour de souffrance parait en août 2008. En 2014, Catherine Millet publie Une enfance de rêve, où elle raconte son enfance, son père, sa mère, dans les années d’après-guerre. (Source Wikipedia)
    Aperçu général

    Véritable coup de tonnerre littéraire : La Vie sexuelle de Catherine M.révélait le regard singulier que l’auteur portait sur son corps et sur la liberté assumée de sa vie sexuelle. Aujourd’hui, elle raconte son « autre vie », celle où, de manière étrange et imprévue, elle se découvre jalouse. Elle traverse cette crise dans un élan paradoxal de jouissance douloureuse.

    Catherine Millet est directrice de la rédaction d’Art Press. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages d’art contemporain. Son récit La Vie sexuelle de Catherine M., traduit en quarante-cinq langues, est également disponible en Points.

    Détails

    ISBN: 9782757813713
    Éditeur: Points
    Date de publication: 20 août 2008
    Nombre de pages: 288

    Press reviews:

    Dans la littérature contemporaine, Catherine Millet appartient à la catégorie des grands peintres de l'âme humaine. Etant entendu que l'âme est l'atelier invisible où se décident nos pensées, comportements, sentiments, émotions, désirs... où se fomentent nos plaisirs, nos angoisses et notre souffrance - et donc qu'elle n'est nullement l'ennemie du corps, de ses humeurs et de ses élans. Ainsi, l'âme est-elle une vaste, charnelle et riche contrée. C'est pourquoi l'écrivain qui veut en restituer quelque chose doit maîtriser l'art de la fresque aussi bien que celui de la miniature. Après avoir considéré de loin les grandes compositions de Catherine Millet, après avoir apprécié leur équilibre et leur harmonie, on peut s'approcher : pas un grain de peau, pas un frisson n'a échappé à son regard, d'autant plus aigu qu'il est impavide et détaché.Il y a sept ans, avec La Vie sexuelle de Catherine M. (Seuil, "Fiction & Cie", puis "Points"), elle montrait une image d'elle-même, dans le plus simple appareil si l'on peut dire, à la fois très intime et impersonnelle, collective, universelle. L'ouvrage fit grand bruit. Sans trop savoir, à tout hasard, on traita l'auteur de sainte et de traînée. On entendit des rires gras et gênés, défensifs, quelques insultes aussi. Mais nul ne put ignorer l'importance, l'audace et la vérité de ce haut fait d'écriture. Et il fallut avoir l'intelligence et l'honnêteté de reconnaître ce que Baudelaire aurait nommé la "terrible moralité" de cette oeuvre.AUTRE PERSPECTIVELivre douloureux et suffocant, bouleversant et amoureux aussi, Jour de souffrance n'est pas le versant noir de La Vie sexuelle... Il en est le prolongement - inattendu pour le lecteur, obligé pour l'auteur, selon toute vraisemblance. Car l'existence charnelle, dont ce récit inaugural voulait donner un reflet, ne peut se réduire à un système, même s'il en a les apparences. Montrée dans l'"état d'enragement érotique" ou de "sexualité versatile", Catherine M. n'était pas, quoi qu'on en ait dit, une femme-machine dénuée de sentiment, interdite d'émotion. La froide passion de son regard, son esprit de géométrie et sa volonté de mise à distance des événements et des circonstances qui lui advenaient ne la protégeaient pas de la forme la plus ordinaire, la plus douloureuse aussi, du pâtir amoureux : la jalousie. (Patrick Kéchichian- Le Monde des livres - 28/08/2008