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ISBN: 9782707329226
Catégorie :

Envoyée spéciale

de : Echenoz Jean

18.00 

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Rencontre avec l'auteur
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    1947
    Jean Echenoz est né à Orange (Vaucluse) en 1947. Prix Médicis 1983 pour Cherokee. Prix Goncourt 1999 pour Je m'en vais.Bibliographie (extrait) : * Le Méridien de Greenwich, roman (Minuit, 1979). * Cherokee, roman (Minuit, 1983 et « double » n°22, 2003). * L'Équipée malaise, roman (Minuit, 1987 et « double » n°13, 1999). * L’Occupation des sols, (Minuit, 1988). * Lac, roman (Minuit, 1989). * Nous trois, roman (Minuit, 1992 et "double" n° 66, 2010). * Midi moins cinq (Metz, Librairie Geronimo, 1993, hors commerce). * Les Grandes blondes, roman (Minuit, 1995 et « double » n° 34, 2006). * Un an, roman (1997). * Je m’en vais, roman (Minuit, 1999 et « double » n°17, 2001). * La Nuit dans les Adirondacks, postface pour Le Maître de Ballantrae de RL Stevenson (Gallimard, "Folio" n° 3382, 2000). * Jérôme Lindon (Minuit, 2001). * Vingt femmes dans le jardin du Luxembourg et dans le sens des aiguilles d'une montre in Sophie Ristelhueber, Le Luxembourg (Paris-Musées, 2002). * Samuel, Maccabées, Daniel, Lettre de Jacques (traduction de Jean Echenoz avec Pierre Debergé), Josué (avec Robert David), Lettre à Philémon (avec Daniel Marguerat), Lettre de Jude (avec André Myre) in La Bible, nouvelle traduction (Bayard, 2001). * Samuel (traduction de Jean Echenoz avec Pierre Debergé, édition de Pierre Debergé) (Gallimard, "Folio" n° 3960, 2003). * Au piano, roman (Minuit, 2003). * Ravel, roman (Minuit, 2006). * Courir, roman (Minuit, 2008). * Des éclairs, roman (Minuit, 2010). * 14, roman (Minuit, 2012). * Caprice de la reine, récits (Minuit, 2014). * Envoyée spéciale, roman (Minuit, 2016). (Source : site Éditions de Minuit)
    Livres deEchenoz Jean
    Aperçu général

    De Jean Échenoz
    Constance étant oisive, on va lui trouver de quoi s’occuper. Des bords de Seine aux rives de la mer Jaune, en passant par les fins fonds de la Creuse, rien ne devrait l’empêcher d’accomplir sa mission. Seul problème : le personnel chargé de son encadrement n’est pas toujours très bien organisé.
    (Source : note de l’éditeur)

    Après ses livres inspirés du réel, « Ravel », « Zatopek » ou « 14 », Jean Echenoz revient à la fiction avec une sorte de roman d’espionnage burlesque où l’on voit Constance, une jolie et sexy trentenaire avec « des courbes à la Michèle Mercier » (et oui Echenoz nous parle d’un temps que les moins de 20 ans…) épouse d’une gloire déchue, compositeur à succès en mal d’inspiration, être enlevée par des malfrats pas très doués et plutôt loufoques. Bien construit, complexe, une multitude de personnages qui se bousculent. Belle mécanique, beau travail d’écriture.
    (La lettre du Temps Retrouvé, février 2016)

    Détails

    ISBN: 9782707329226
    Éditeur: Éditions de Minuit
    Date de publication: 2016
    Nombre de pages: 314

    Press reviews:

    Autour de l'enlèvement de Constance, son héroïne, l'écrivain tisse un dispositif romanesque complexe et génial. Voyage entre Paris, Pyongyang et la Creuse. Mélange indistinct de modestie et d'aristocratique désinvolture, Jean Echenoz aime à définir ses romans comme des « machines à fiction », des « mécaniques bricolées » (1) . Soit, mais pas si bricolées que ça, disons plutôt des mécanismes de haute précision, divinement conçus, réglés avec une minutie d'horloger suisse et huilés par un humour hautement métaphysique à la Chaplin. La pièce centrale du nouveau dispositif échenozien, de la radieuse « machine à fiction » qui sous-tend Envoyée spéciale, se nomme Constance. Et, puisqu'on ne sait trop comment s'y prendre pour aborder sans trop de maladresse la délicate histoire dont elle est bien malgré elle l'héroïne, concentrons-nous sur son sort. Constance, donc, jeune femme sans histoire, est un beau jour enlevée à deux pas de chez elle, dans l'Ouest parisien, du côté du Trocadéro. Bien entendu, on tremble pour elle, malgré la rassurante courtoisie dont font montre ses trois ravisseurs. En réalité, on a tort de s'en faire, car voici bientôt la marmoréenne Constance, certes recluse au fin fond de la campagne creusoise, mais bien moins paniquée que nous, vivant sa détention comme une sorte de cure de repos, nouant avec ses geôliers (quelque peu empotés...) des liens proches de l'affection. L'absence soudaine de Constance, son mari, le dénommé Lou Tausk (oui, c'est un pseudonyme...), ne la vit pas trop mal non plus. D'ailleurs, le voici déjà en ménage avec une autre femme, Nadine Alcover, ancienne assistante de son avocat et par ailleurs cousin, Hubert... Tant de personnages, tant de rebondissements, tant d'incessants et virtuoses changements de points de vue. Sans compter, à chaque page, mille et un détails et précisions en tous genres, tantôt utiles à l'avancée de l'histoire, plus volontiers franchement digressifs, mais qui dressent peu à peu de notre époque, de nos paysages urbains ou ruraux, des us et moeurs quotidiennes de l'individu contemporain un extraordinaire et cocasse tableau qui n'est pas sans évoquer le geste romanesque du Perec des Choses... Reste que l'intrigue d'Envoyée spéciale est résolument rétive à tout résumé. Ce n'est pas qu'on s'en moque, loin de là, au contraire, des aventures de Constance, qui la mèneront jus­qu'à Pyongyang — cela, on peut le révéler sans déflorer le suspense. On est même captivé, littéralement fasciné par le génial dispositif romanesque dont Jean Echenoz tire ici les ficelles. On croirait entendre l'écrivain soudain prendre la parole lorsque au coeur du livre un agent des services secrets (car, oui, la DGSE, ou quelque officine de ce genre, est mêlée à toute cette affaire, et Envoyée spéciale est un roman d'espionnage) se félicite : « Tout est en place et chacun joue sa partie. Ils n'ont aucune idée de ce qu'ils font, mais ils font tout comme je l'avais prévu. » Plus sophistiquée, plus maîtrisée que jamais, la « machine à fiction » de Jean Echenoz est une incomparable fabrique de sortilèges... — Nathalie Crom (Télérama n°3443)