• img-book

    Sand George

ISBN: 9782080711397
Catégorie :

Sand, Histoire de ma vie I

by: Sand George Warning: sizeof(): Parameter must be an array or an object that implements Countable in /srv/psa03/letempsretrouve.nl/httpdocs/wp-content/themes/bookstore/woocommerce/content-single-style-01.php on line 157

11.50 

Quantity:
Meet the Author
avatar-author
1er juillet 1804
Née à Paris (France) le 01/07/1804 ; Morte à Nohant (France) le 08/06/1876 Femme de lettre française, George Sand a laissé derrière elle une œuvre romanesque remarquable, assortie de contes, de nouvelles, de pièces théâtrales, de textes autobiographiques et d’une immense correspondance. Inspirée par les passions qui ont jalonné sa vie, elle s’est battue aussi bien pour son indépendance, sa liberté de penser que pour ses aspirations politiques républicaines.

Une enfance à la campagne

George Sand, de son vrai nom Aurore Dupin, naît à Paris le 1er juillet 1804. Ayant perdu son père à l’âge de quatre ans, elle grandit à la campagne, auprès de sa grand-mère, à Nohant. Elle étudie les sciences et le latin tout en menant une vie champêtre qui inspirera plusieurs de ses grandes oeuvres. Durant l’adolescence, la jeune Aurore passe quelques années dans un couvent, puis se marie au baron Casimir Dudevant en 1822. Elle met au monde deux enfants. Mais le couple s’entend mal et se sépare. Assoiffée d’indépendance, la baronne s’installe à Paris.

Premiers ouvrages et grandes passions

Dès ses premiers écrits, elle s’inspire du nom de son amant, Jules Sandeau, pour prendre le pseudonyme de George Sand. Côtoyant les grandes plumes de l’époque, elle publie l’un de ses premiers romans, Indiana, en mai 1832, puis Valentine, la même année. Elle y défend ardemment le droit à la passion des femmes et s’oppose à toutes les oppressions dont elles sont victimes. Très vite, les talents de la jeune écrivaine sont reconnus, notamment par Sainte-Beuve et Chateaubriand. Outre sa collaboration à la Revue des Deux Mondes, elle publie Lélia en 1833, œuvre lyrique où l’amour est malmené par les convenances et les préjugés de la société mondaine. Cette année marque également le début de sa brève et tumultueuse liaison amoureuse avec Musset. Sa vie sentimentale est aussi mouvementée que sa vie littéraire. Elle connaît en effet plusieurs passions, parmi lesquelles figure Frédéric Chopin.

Des pensées socialistes aux œuvres champêtres

À la fin des années 1830, George Sand s’intéresse aux pensées socialistes et démocratiques, comme en témoigne le Compagnon du tour de France (1840) et Consuelo (1842). Particulièrement engagée, elle côtoie les grands démocrates de l’époque (Pierre Leroux, Armand Barbès ou encore Félicité de Lamennais) et se réjouit des événements de février 1848. Mais l’échec de la Révolution la déçoit profondément. Aussi préfère-t-elle se retirer à Nohant et poursuivre sa série d’œuvres champêtres optimistes largement inspirée de son enfance. À la Mare au diable (1846) s’ajoutent ainsi François le Champi (1848), la Petite Fadette (1849) et les Maîtres sonneurs (1853). Auteur prolifique, George Sand écrira jusqu’à son dernier souffle. Après s’être consacrée quelques temps au théâtre, elle entreprend la rédaction de son autobiographie, Histoire de ma vie (1854-1855). Elle s’éteint à l’âge de 72 ans, laissant derrière elle une œuvre considérable et variée qui l’inscrira dans la lignée des plus grands auteurs français du XIXème siècle.
Books of Sand George
About This Book
Overview

Nous connaissons tous George Sand, c’est à dire que nous la connaissons sans la connaitre, comme la figure emblématique qu’elle est devenue au fil du temps : tout à la fois femme amoureuse, amante et mère, libre et indomptable, féministe avant la lettre, engagée politiquement aux cotés des socialistes de son époque, généreuse, donnant sans compter de son temps et de son argent aussi bien de sa personne, aimant le jardinage et à herboriser, amie de Delacroix, de Liszt et de Flaubert, épistolière infatigable et grand-mère à confitures etc. Enfin, et ce n’est pas le moins, nous la connaissons comme écrivain, auteur, entre autres si nombreux ouvrages, de la Mare au Diable, de la petite Fadette et de François le Champi. Mais au-delà de ce bref aperçu, qui déjà compose une riche nature et un portrait de femme peu commun, que savons-nous de ce qu’elle fut réellement, dans toute sa complexité, dans son être sensible et sa relation aux autres ? Nous en savons peut-être peu de choses, mais nous pouvons assurément apprendre beaucoup, ne serait-ce qu’en lisant ses oeuvres autobiographiques, qui de toutes sont les plus passionnantes. Ainsi, commençons par lire Histoire de ma vie, son chef-d’euvre, et un de ces rares livres à emporter sur une île déserte, avec quelques autres classiques. On pourra lire ensuite, avec non moins de plaisir, Un hiver à Majorque, dont Béatrice Didier nous dit dans sa préface : “si modeste que soit ses dimensions et ses ambitions, dans Un hiver à majorque on y retrouve sans peine une triple expérience, fondamentale à toute existence (…) une expérience des hommes dans leur devenir historique, une expérience de la nature, une expérience de soi.” Oui, plus ou mieux qu’un livre, une expérience existencielle partagée. Enfin, pour les amoureux, qui n’en finissent pas de se plaire en sa compagnie, il y a la correspondance, qui est monumentale (24 volumes!), dont on peut trouver un choix abondant en Folio, sous le itre approprié, Lettres d’une vie. Là encore on en finit pas de s’étonner comme de se réjouir devant l’intelligence et la surabondance de vie de cet incroyable petit bout de femme qui, dans La petite Fadette, écrit ceci, qui la révèle toute : “Non, l’art ne saurait me consoler de ce que souffrent aujourd’hui sur la terre la justice et la vérité. L’art vivra bien sans nous. Superbe et immortel comme la poésie, comme la nature, il sourira toujours sur nos ruines. Nous qui traversons ces jours néfastes (écrit en 1848), avant d’être artistes, tâchons d’être hommes; nous avons bien autre chose à déplorer que le silence des muses.” Ajoutons, pour les amateurs de biographies qui aimeraient en savoir plus encore, que celle d’André Maurois, Lélia ou la vie de George Sand, est la seule vraiment indispensable… avec celle de Joseph Barry, George Sand ou le scandale de la liberté.

Clément Magneau

Details

ISBN: 9782080711397
Publisher: Flammarion
Publish Date:
Page Count: 642