Leon Donna – Le Temps Retrouvé
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Leon Donna
1942

Donna Leon, La Reine du Polar, une chronique de Clément Magneau (libraire au Temps Retrouvé)
“Profonde réflexion sur le crime et l’humanité, et le meilleur de l’oeuvre de Donna Leon”, écrit The Independant. On ne peut que faire chorus. Donna Leon, de nos jours, est bien la reine du polar de langue anglaise. Son ouvrage vient à propos nous rappeler que le genre policier, loin d’être un genre mineur, tend au contraire de plus en plus a supplanter le genre littéraire soit disant noble, lequel n’en finit pas, depuis plus d’un demi siècle, d’agoniser et de se dégrader en se commercialisant. Un constat que faisait déjà, des 1957, Roland Barthes dans ses “Mythologies”: “ il y a aussi une culture bourgeoise de pure consommation. La France tout entière baigne dans cette idéologie anonyme: notre presse, notre cinéma, notre théâtre, notre littérature de grand usage (…), tout, dans notre vie quotidienne, est tributaire de la représentation que la bourgeoisie se fait et nous fait des rapports de l’homme et du monde.” Oui, hélas, cette “littérature de grand usage”, dégradée, édulcorée, réduite de plus en plus a un résidu d’esprit petit-bourgeois, redoutant plus que tout de dire le mal en se cantonnant frileusement dans le bien (ou bien ce qui en tient lieu dans sa pensée étriquée: le politiquement correct), cette littérature, sans saveur et sans forme, sans nerf et sans force, devenue désormais l’essentiel de l’idéologie petite-bourgeoise, comme une pâtisserie trop sucrée trop souvent nous soulève le coeur et nous consterne. Donc, pour ceux qui ont soif de dignité, de lucidité et de vérité vraie, la lecture de “L’inconnu du Grand canal” de Donna Leon s’impose comme une priorité. Ce qui nous plaît encore, chez Donna Leon, c’est que vivant à Venise, elle ne se contente pas de regarder la beauté, mais qu’elle sait voir aussi l’envers du décor, la laideur qui trop souvent, hélas, nous crève les yeux, à Venise comme partout ailleurs.
(La Lettre du Temps Retrouvé, mai 2016)

Donna Leon, née le 28 septembre 1942 dans le New Jersey, est une écrivaine américaine.

Elle a exercé plusieurs métiers comme guide de voyage à Rome, rédactrice publicitaire à Londres et enseignante de littérature, notamment en Suisse, en Iran, en Arabie saoudite et, de 1981 à 1999, dans une base de l’armée américaine située près de la Cité des Doges. C’est là qu’elle a commencé à écrire des romans policiers.

Son premier roman, Mort à la Fenice, a été couronné par le prestigieux prix japonais Suntory, qui récompense les meilleurs suspenses.

Alors que ses romans sont traduits dans une vingtaine de langues, elle refuse, selon un article reproduit sur le site géré par son éditeur français, qu’ils soient traduits en italien1, par souci de protection de son anonymat à Venise où elle vit toujours, plus de trente ans après son installation.
(Source : Wikipedia)

DONNA LEON (extrait du site officiel Donna Leon)
Lors de son premier voyage en 1965, Donna Leon eut le coup de foudre pour l’Italie. Pendant les dix années suivantes, cette native du New Jersey passionnée d’opéras résida tour à tour en Suisse, en Arabie Saoudite, en Grande-Bretagne, en Iran et en Chine, où elle enseigna la littérature. Au début des années 1980, elle décida de se fixer définitivement à Venise.

Sa vocation d’écrivain jaillit d’une conversation entre amis pendant une soirée à l’Opéra de Venise au cours de laquelle quelqu’un suggéra, sur le ton de la plaisanterie, d’éliminer un chef d’orchestre que leur petit groupe de mélomanes détestait cordialement. L’idée d’une intrigue fit alors son chemin dans l’esprit de Donna Leon. Publié en 1992, Mort à La Fenice mettait en scène le commissaire Guido Brunetti, policier vénitien mélancolique qui devint le héros de romans intelligents, bien construits et salués par les critiques du monde entier.

Une plume élégante, des portraits habilement brossés, un décor incomparable, tels sont les ingrédients du succès de celle qu’on surnomme le Simenon de Venise, qui croît de livre en livre. À travers les yeux de son commissaire, elle éclaire les paradoxes de La Sérénissime : la beauté et le raffinement forment la coquille d’un fruit gâté par une insidieuse corruption…

Si elle triomphe dans de nombreux pays (elle est traduite dans 20 langues), Donna Leon refuse que ses livres paraissent en Italie : « Je ne prends aucun plaisir à être une personne célèbre, a-t-elle déclaré sur une chaîne de radio américaine. La teneur de ma vie changerait du tout au tout si mes romans étaient traduits en italien, car je suis complètement anonyme ici ! » Anonyme à Venise, peut-être. Ailleurs, Donna Leon est une star.
(Source : www.donnaleon.fr)

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